...............J'appuyai mon front contre la vitre fraiche du véhicule. De la buée se formait dû à l'air frais de l'extérieur, et un paysage flou défilait devant mes yeux. Je fermai quelques secondes mes paupières, essayant de retenir les larmes qui commençaient à monter. Ma mère posa sa main sur la mienne et me souria tout en me regardant; elle essayait de me rassurer. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, après tout elle avait bien le droit de vivre comme elle l'entendait. Même si ma vie était au bort du précipice.
...............Je me présentes. Je m'appelle Serena Hudgens et j'ai 16 ans. « J'ai une vie banale d'ado, rien d'extraordinaire », j'aurais dit oui avant. Mes parents ont divorcé quand je n'avais encore que 8 ans ( à la grande joie de mes grands-parents maternels ^^). Nan, je n'ai pas à me plaindre. J'ai très bien vécu cette séparation. J'ai toujours été heureuse (enfin sauf quand j'avais du me trémousser en costume de fraise géante sur une scéne à la kermess de l'école. Mais ça c'est une autre histoire!). J'attends de voir ce qui va m'arriver à présent...Bref, Harry et Monica Hudgens ont décidé d'un commun accord de se séparer 8 ans plu tôt. Depuis je vis une semaine sur deux chez mon père puis ma mère, et par chance ils habitent tout deux dans la même ville, près de Beckley dans le Kentucky. J'étais bien, j'avais ma meilleure amie Keira et je pouvais aussi compter sur Hilary la pie et Emma l'optimiste, j'aimais mon lycée, mon équipe de volleyball...Mais un beau jour, juste après le dernier examen de fin d'année qui annonçait le début des vacances, ma mère, toujours partante pour une nouvelle aventure (c'est d'ailleurs pour ça qu'elle avait épousé mon père: il est détective privé!) et débordante d'énergie, avait eu la bonne idée d'aller faire son baptême de l'air. Vous savez, dans un petit avion dépareillé qui fait un bruit bizarre au démarrage, où on est tout serré à l'intérieur de l'engin et censé s'extasier sur la splendeur du vide...HIC!...J'en fais un peu trop mais j'ai le vertige, peur du vide! Ma mère ne m'a même pas proposé de le faire mais juste de l'accompagner. C'est là-bas qu'elle a rencontré son nouveau fiancé. Je maudis ce jour! Richard Dickens. Gentleman britannique vivant dans un manoir mais aussi dans un hôtel particulier à Londres et passant ses vacances aux Etats-Unis ou encore en France ou à Cuba. Il a invité Monica à un déjeuner chic et lui raconte des blagues à deus balles. Et mère avalait tout ce qu'il disait. Au mois d'août ils étaient toujours ensemble. Je commencais à l'apprécier et Lord Dickens (oui, je sais...c'est un titre seigneurial!) s'entendait bien avec mon père, même si au début Harry était mal à l'aise par son statut social. Il est de la classe sociale contrairement à ma mère (c'est pour ça que mes grands-parents n'appréciaient pas mon père). Monica est une fille de banquier mais m'a toujours élevé normalent, c'est-à-dire sans me gâter et loin de la luxure. Je pensais que la relation entre le Lord et moi s'améliorait mais c'est à ce moment là que tout a basculé. C'était la fin de l'été, donc des vacances. Le retour de Richard Dickens vers la couronne d'Angleterre approchait. Une semaine avant son sépart, un mardi ensoleillé mais sans grosse chaleur, j'étais allé faire du shopping avec quelques amis. Mon père était assomé par son travail et essayait de garder son calme alors qu'il était assaillis par plusieurs appels quand je lui fis part de ma petite virée au centre commercial.
Mr Hudgens: Noublie pas d'être là avant 17 heures! Ta mère vient te chercher plus tôt, je suis sur une grosse affaire.
Serena: T'inquiète!
A mon retour, Harry, Monica et le Lord m'attendaient dans le salon; en silence. Mauvais signe.
Mme Hudgens: Serena, ma chérie. Nous avons une nouvelle à t'annoncer.
Ses yeux papillonèrent. Ma gorge se serra.
Serena: Bonne ou mauvaise?
Lord Dickens: Ca dépend de ta réaction, jeune fille, dit-il en souriant.
Je jetai un coup d'oeil à mon père. Il fixait le bout de ses chaussures.
Mme Hudgens: Richard m'a proposé d'aller vivre avec lui, en Angleterre.
Je l'incitai à continuer.
Mme Hudgens: J'ai longtemps pesé le pour et le contre, et j'ai mûrement réfléchis.
Ca serait bien la première fois que ma mère réfléchit avant d'agir, elle qui prend toujours tout à la légére.
Mme Hudgens: Et j'ai accepté.
Apparament la réflexion n'a aucun effet sur elle.
Serena: Mais je devrais faire le voyage toutes les semaines, et l'école!!.....OH!...Non je ne veux pas te perdre de vue! C'est trop loin! M'écriai-je.
Mr Hudgens: (raclement de gorge) ...Au fait, nous avons pensé que si tu ne voulais pas vivre avec maman et Richard en Europe, tu irais vivre avec tes grands-parents en Floride.
Serena: Pourquoi? Et toi? Si je refuse de traverser l'atlantique on me punit en m'envoyant en Floride?
J'étais furieuse à présent.
Mr Hudgens: Ecoutes. Je ne serais presque jamais à la maison, je serais en voyage à travers l'Amérique pour une enquête très importante et je refuse que tu sois exposée au danger. Mais tu peux aller vivre en Angleterre, au moins pour cette année. Richard a déjà tout les papiers pour t'inscrire dans un établissement là-bas. Autrement, tu as le choix de rester aux Etats-Unis avec tes grands-parents qui se feront une joie de t'accueillir.
Mme Hudgens: Tu pourras revoir tes amis. Et Keira ne refuseras pas de faire plusieurs voyages pendant les vacances.
En pensant à mes amis et à Keira mon coeur se brisa. Je tremblais de colère. J'ouvris la bouche, la referma. Je courai dans les escaliers pour rejoindre ma chambre. Je ne voyais plus rien et me jeta sur mon lit. Hors de question que j'aille en Floride chez mes bourgeois, sournois et pathétiques grands-parents. Mais « in England » il y a un manoir plus grand que la luxueuse baraque de "pépé mémé" et leur club de tennis; il y aura des soirées mondaines et tout le tralala. Pitié! Mon dieu, moi qui suis nulle en orientation je vais me pomer entre les murs du petit château. Mais je serais avec ma mère. Mon coeur se serra. Mon choix s'arréta sur une année au Royaume-Uni. (soupire) J'espère au moins rencontrer un des princes. Pff . Je relevai ma tête lourde et engourdie (suis-je saoule psychologiquement? xD). J'attrapai mon Ipod, mis les oreillettes et augmentai le volume avant de m'allonger et essayer de dénouer mes muscles, sans grand succés. Je placai les oreillers sur ma tête.
...............Voilà, vous savez tout. A présent, après plusieures heures de vol, dans une Rolls Royce au côté de ma mère et Lord Dickens sur le siége passager avant, j'étais en route pour le coeur de Londres.